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PORTRAIT
D'UN QUARTIER

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Claire
Dupoizat et Pascale Desmazières, l'une illustratrice,
l'autre graphiste,
ont une sensibilité très proche. D'une enfance passée
à l'étranger, elles cultivent
un
lien profond avec l'Afrique. Elles se sentent chez elles à la Goutte
d'or,
comme d'autres artistes déracinés, et ont éprouvé
ensemble le désir
de la dessiner, de la retranscrire sur papier.
Mathieu
Barrès sest chargé de mettre en mots la matière
et les paroles d'enfants
glanées à la Goutte dOr.
Urbaniste, il a participé ces dernières années à
de multiples mobilisations associatives
parisiennes auprès dautres amoureux de Paris qui comme lui
ne se sont jamais
résignés au grand lessivage social, aux attributions clientélistes
de logements sociaux,
aux murages illégaux, au saccage des tissus faubouriens populaires.
Fortement
malmenée, la Goutte dOr s'est largement investie dans ces
luttes ; il a pu constater
qu'elle en sortait balafrée, mais qu'elle conservait encore de
beaux restes
et une étonnante capacité daller de lavant.
Parmi les rencontres, celle de Sophie Leroy fut inattendue.
La graphiste-accordéonniste de la troupe laToutte Folle sillonnait
le quartier dans l'idée d'en extraire un reportage. C'est donc
naturellement qu'ils
ont rassemblé leur travail afin de proposer leur vision métissée
de la Goutte d'or.
Tous les quatre
" Xérographes ", ils ont animé des ateliers
d'expression libre
au café dans le cadre des "explorations géopoétiques"
de la Goutte d'or,
les cafégraphiques (qui seront exposés à L'Espace
Cargo fin juin pour la fête
de la Goutte d'or.
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